dimanche 19 août 2007

Léa (groupe)

Nous arrivons à l'auberge de jeunesse en début d'après midi (à
quelques km de Mont Tremblant montagne), après un voyage en bus
surprenant : les différents points de ramassage sont dans des endroits
improbables et les villes ressemblent à des routes nationales.
Dépaysement.

Derrière l'auberge, il y a un petit lac avec des canots que l'on peut
utiliser quand on veut. Plutôt sympa. Après quelques coups de rame, on
entend un bruit assourdissant... il y a un circuit de grosses voitures
juste derrière les arbres! Quand on a de l'argent en Amérique, on peut
tout. Se faire construire un gros circuit dans la montagne? Pas de
problème. Imaginer sa grosse maison dans la nature et détourner la
rivière pour son jardin? Pas de problème. Autour du lac derrière
l'auberge, il n'y a que des accès privés. N'importe qui ne peut pas se
baigner. Et la tendance se confirme au fur et à mesure de nos
observations.

Maudits français qui passent leur temps à critiquer!

Petite balade à Mont Tremblant montagne, charmante station de ski que
l'on pourrait confondre avec Disneyland. On peut y manger des queues
de castor, des sortes de beignets longs et plats tartinés de Nutella.
On a pas le temps d'y goûter mais ça nous fait drôlement envie.

Départ pour la réserve. Entre les sapins serpente la rivière de la
diable. Les emplacements de camping sont proches du grand lac Monroe
et comme taillés dans la forêt. Du vert plein les pupilles, on en
oublierai presque les voisins. Des petits écureuils courent partout
autour de nous.

Nous emmenons avec nous deux gros cartons de bouffe pour six jours.
Mais dans nos forêts, il n'y a pas de loups, ni d'ours! Partout il est
recommandé d'enfermer la nourriture dans les voitures pour ne pas
avoir de visites nocturnes. Le personnel de la réserve est dépassé
(comment sont ils venus sans voiture ceux là??). Renoncer? Ce serait
mal nous connaître... Notre technique durant toutes les vacances a
consisté à enfermer la nourriture dans le sac de tente et à accrocher
le sac dans les arbres.

Question activités, on fait plein de trucs : baignade, kayak double
pour bronzer en amoureux sur le lac, canoë du lac Chat jusqu'aux
roches de la Vache Noire, vélo jusqu'aux chutes Croches, excursions à
pieds dans la montagne pour voir le monde d'en haut (à l'occasion, on
croise deux biches et un faons).

Mais surtout, surtout, le feu de camp le soir. Sur chaque terrain, il
y a un espace délimité par des pierres et tout les soirs, on sent
l'odeur du feu de bois autour du lac. On y fait des chamallows, du pop
corn, des bananes au chocolat, des champignons, tout ce qui traîne...

D'ailleurs, on découvre vite l'identité des bestioles qui s'invitent à
notre table la nuit. Ce sont les ratons laveurs! On en a vu au moins
cinq. Ils sont très mignons (comme Meïko dans Pocahontas), mais au
début, dans le noir, j'ai cru que c'étaient des loups!

Enfin, vient l'épisode douloureux du couché. Comme il fait froid la
nuit et comme le sol est dur. Sans rire, on se réveille avec des bleus
sur les hanches quand on dort sur le côté. On a trop mal au cul aussi!
Nous innovons chaque soir pour que la nuit soit moins rude. On utilise
la technique des fringues sales pour faire comme un tapis de sol. On
achète une couverture en polaire à la boutique nature.

La vie sauvage quoi!

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Mr manatane
He he effectivement dur le planquage de la bouffe dans le coffre de la
voiture... qui n'est pas là! Mais bon 600$ ça faisait cher le garde
manger anti nounours, aaah Winny vas t'en!

Les animaux ne semblent pas farouches hi hi ^^

En tout cas tu en racontes des choses Léa et c'est bien sympa d'avoir
de vos nouvelles de façon si détaillée, avec les précisions du
chipoteur en prime! Si c'est pas la classe américaine ça... euh
canadienne :P

Bon pas tout ça mais comme je suis au taf je continuerais les autres
discussions plus tard ;)