jeudi 16 août 2007

Léa (groupe)

Notre avion s'est posé sur le sol Canadien le vendredi 3 août à 20h30,
là commence ce récit...

On passe le contrôle, direction le service d'immigration. J'obtiens
mon permis d'études joliment agrafé à mon passeport. On me précise que
ma carte d'étudiante à l'UDEM, lorsque je l'aurais obtenu, remplacera
le passeport et le permis d'étude! un peu comme une pièce d'identité.
Et j'ai pu observer par la suite que les gens à Montréal se baladent
souvent dans la rue avec leur badge de boulot qui sert de pièce
d'identité. Alors qu'en France on protège son identité, ici elle
semble s'afficher comme un gage d'intégration et de liberté. Mais
revenons à nos moutons...
Rémi obtient son permis vacances travail, et nous filons récupérer les
bagages. Manque de chance, le chariot sur lequel on a chargé 60 kilos
(si si, 20 + 13 pour Rémi et 15 + 11 pour moi) ne roule pas...

On monte en sueurs dans le taxi qui nous conduit à l'auberge de
jeunesse alternative de Montréal. Sur la route, les voitures sont
monstrueuses. Je reviendrais sur ce sujet plus tard, il y a des choses
à dire...

Au début (et même encore), on a du mal à gérer cette histoire de
pourboire. On aurait peut être du en donner un au taxi qui repart avec
une tronche de 3 km...

L'auberge, c'est un vrai régal! Tout est fait de bric et de broc, les
gens parlent des langues différentes et préparent leur tambouille dans
le même espace, un guitare et quelques jeux de sociétés traînent dans
un coin. Les murs couleur soleil du dortoir orange donnent la patate
le matin et au petit dej, les céréales et la confiture sont bio.

Pour notre première journée, nous sommes allés manger chez Yann et
Asia dans notre futur sous location. Après plusieurs rebondissements
(des valises sur les dalles de béton), un Québécois a proposé de nous
''driver'' jusqu'au 8 489 De Gaspé (Montréal, H2P 2K2). Merci
monsieur!!

Après quelques tranches de jambon au sirop d'érable qui donnent mal au
coeur, nous signons le bail. je devrais être soulagée mais quelques
détails me chiffonnent. Nous sommes beaucoup plus éloignés du centre
ville que prévu, et on entend le grondement sourd de l'autoroute 44
qui passe à seulement un patté de maisons. Enfin, les avions qui
passent très bas sont bruyants également. Mmmm...

L'après midi, on se renseigne pour partir en vacances jusqu'au 13,
date à laquelle on prend l'appartement. Rien de concluant, on verra
demain. Je suis de plus en plus tendue...

On voit notre premier écureuil dans un jardin public.

Pour me faire sourire, Rémi me propose un resto. Un tour dans la rue
Sainte Catherine, une des grandes rues commerçantes de Montréal, et on
opte pour un Trois Brasseur. Le menu ne paraît pas très éloigné de la
solution française. Surprise! Ma salade est dégoulinante d'huile, avec
des asperges croquantes qui font plutôt penser à des cornichons et du
poulet reconstitué qui a peut être un jour été du poulet. Quand à la
flamenkuche de Rémi, il manque un élément essentiel : la crème! Du
coup, c'est incroyablement sec. En dessert, la tarte aux pommes avec
un tout petit peu de pommes et une tartine de sirop d'érable et de
chocolat. Overdose de sucre pour un bec sucré français!

Par contre, on a une grande conversation qui semble être la
conversation à Montréal : la langue. En effet, on entend énormément
parler anglais (américain), mais tout est marqué en français. On sent
un élan Québécois pour tenter de sauvegarder la francophonie face à la
déferlante Américaine. Beaucoup de choses qui restent en anglais pour
nous sont traduite en français ici. Par exemple, le film d'animation
''cars'' a été traduit par ''les voitures'' au Québec. Par contre,
tout le vocabulaire technique est anglais et quand les Québécois
passent leur permis de conduire, ils découvrent les termes pare brise,
essuie glace, pare choc, etc.

Un grand débat qui s'observe au coin de la rue : un Québécois lance
''hey, salut, ça va?'' pour dire bonjour, une manière également de
proposer le choix de la langue à son interlocuteur. Je parle bien de
choix car on a souvent vu des groupes passer de l'anglais au français
ou du français à l'anglais sans raisons apparentes.

Voilà pour la première journée, il faut que je détende le linge dehors
car il y a de l'orage dans l'air. Je ferai plus light pour les sept
autres....

1 commentaire:

Anonidou a dit…

Remidou :
Jolie recit,
mais suite a une bourde de ma part les gens l'ont peut etre pas recu
par mail. Alors j'en remet une couche ca serait dommage.

Petite correction et ajout innutile :

-l'imlmigration c'est long y as plein de queue :(
-Toujours verifier le chariot a bagage!
-Je crois juste que le 1ier chauffeur de taxi etait peu souriant
finalement
-Lors de la longue marche vers chez nous avec les valises l'une d'elle
a rendu l'ame (et mon bras par la meme occasion mais moin)
-Moi j'ai bien aimer leurs jambon a l'erable
-L'autoroute c'est la 40 mais ca change pas son bruit
-Les 3 brasseurs c'etait pas bon mais la biere etait bonne
-Niveau conversation j'ai appeller 2 fois l'edf du coin aujourd'hui la
1ier fois on me dis "bonjour" avant de r'accrocher , au 2ieme coup de
fils je tente un bonjour en fin de conversation et on me repond "au
revoir" ...encore un echec je crois.....
Sinon j'aime bien les resto KFC qui devienne ici des PFK ....

Bon il y a du soleil on doit pouvoir r'etendre le linge

Rémi